Vue d'exposition Biennale d'Evreux, 2026, Licorne de mars 2015 - 2026

Licorne de mars 2015

176 x 300 x 146 cm

© Studio LS

Vue d'exposition Biennale d'Evreux - 2026

Licorne de mars 2015

176 x 300 x 146 cm

© Ville d'Évreux : Stéphane Vuillemin et Thierry Bouffies

Vue d'exposition Biennale d'Evreux

176 x 300 x 146 cm

© Ville d'Evreux : Stéphane Vuillemin et Thierry Bouffies

Détail Vue d'exposition Biennale d'Evreux - 2026

Licorne de mars 2015

© Ville d'Evreux : Stéphane Vuillemin et Thierry Bouffies

Vue d'exposition Biennale d'Evreux - 2026

Licorne de mars 2015

176 x 300 x 146 cm

© Ville d'Evreux : Stéphane Vuillemin et Thierry Bouffies

Vue d'exposition Biennale d'Evreux - 2026

Licorne de mars 2015

176 x 300 x 146 cm

© Ville d'Evreux : Stéphane Vuillemin et Thierry Bouffies

Biennale d’Evreux

From 23/05/2026 to 20/09/2026

Evreux

27000 EVREUX

group show

Curated by Philippe PIGUET

Philippe PIGUET

Penser le paysage aujourd’hui

Le mot du commissaire

« Le paysage se pense en moi et je suis sa conscience »

Paul Cézanne

 

Considérée dans sa définition la plus générique, la notion de paysage est « l’ensemble des éléments visibles d’un espace, tels qu’ils sont perçus par un observateur à un moment donné. » Ceux-ci peuvent être naturels, humains ou artificiels. Dans le contexte de la Biennale d’Évreux, le terme de paysage est associé à celui de patrimoine. Ce mot-là peut aussi être appréhendé à différents niveaux de sens. Culturellement, il désigne l’ensemble des biens matériels et immatériels hérités du passé.

 

Au regard d’une manifestation artistique qui consiste à installer un certain nombre d’œuvres dans l’espace public, tout à la fois urbain et naturel, nous avons choisi d’aborder la question du paysage de façon ouverte et éclectique. Dans un rapport de sens qui participe à mettre en valeur une relation qui peut être aussi bien formelle que poétique, tout en tenant compte du cadre patrimonial dans lequel ces œuvres vont s’inscrire.

Il en va ainsi de la volonté d’établir un dialogue entre architecture et sculpture (Vincent Barré dans la cour du musée), entre le minéral et le végétal (Raphaële de Broissia dans la vasque du cloître du musée), entre plantes naturelles et artificielles (Richard Di Rosa dans le jardin méditerranéen).

Il en va encore de vouloir surprendre le regard par la découverte d’une faune inattendue (Laurent Le Deunff dans le jardin botanique et Lionel Sabatté au parc Saint-Louis) ou l’inviter tout simplement à se poser pour un temps de méditation (Lamarche-Ovize dans le parc Saint-Louis). Il en va enfin du soin de laisser l’imaginaire du visiteur errer à sa guise (Damien Cabanes dans le square Delaunay) ou l’interroger sur la question du symbole (Michel Natier à la médiathèque Rolland-Plaisance et Daniel Pontoreau dans le musée).

 

Du centre historique de la ville à ses jardins publics jusqu’au musée, les œuvres installées dans l’espace tracent un parcours qui s’offre à arpenter en toute liberté d’appréhension, sans imposer au promeneur une trajectoire particulière. À lui de se l’inventer au gré de son humeur, de sa curiosité et des aléas de sa déambulation. L’intention est de l’inviter à la découverte de la richesse et de la diversité de la création artistique contemporaine. De l’étonner, de dessiller son regard, d’attiser sa réflexion.

À cette fin, le choix qui a été fait implique des artistes de différentes générations dont les formes d’expression et les pratiques sont très diversifiées et qui recourent à des matériaux les plus divers, parfois même inattendus. Leur réunion au musée d’Évreux en une sorte d’exposition collective dans la salle blanche permettra au visiteur de la biennale d’en apprécier la différence et, dans le chemin de ronde, de s’informer sur leur parcours individuel.

Philippe Piguet,

Commissaire de la Biennale d’Évreux 2026.

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