Désir d’Antique
From 19/03/2026 to 20/05/2026
Galerie 8+4
13, Rue d'Alexandrie 75002 PARIS
group show
Bernard Chauveau / Damien Sausset
Vernissage le jeudi 19 mars à partir de 17h
DÉSIR D’ANTIQUE
Qu’est-ce que l’antiquité dit de notre époque ? Qu’est-ce qu’elle inspire aux artistes contemporains ? Qu’est-ce qui nous fascine tant ? Quel lien, quel dialogue entre des œuvres de plus de deux millénaires et des artistes d’aujourd’hui ?
Toute l’histoire de l’art semble revenir à cela, à cette contribution du passé sur le présent. Et si l’artiste d’avant-garde peut, un temps, briser les codes, refuser la hiérarchie des genres, repenser la notion même d’œuvre d’art, il arrive toujours un moment où chaque créateur interroge le passé dans un élan lui permettant d’établir par l’art une relation au monde. Louise Bourgeois, Jean Arp, Constantin Brancusi, Pablo Picasso, et tant d’autres, ont jeté un regard sur les arts primitifs et antiques, comme pour mieux les actualiser ou se les réapproprier.
Depuis l’aube de l’humanité, l’art serait donc une migration des formes, une continuité du geste artistique qui, au-delà des styles, au-delà même des techniques, ne cesse d’interroger ce qui fait œuvre.
Pour illustrer ce dialogue fécond entre passé et présent, la Galerie Arteas et la Galerie 8+4 s’associent pour la première fois et présentent au public plus de 80 rares objets antiques auxquels répondent par un ensemble d’œuvres inédites, une dizaine d’artistes contemporains. Désir d’Antique compose ainsi un jeu de résonnance, des clins d’œil réactivant l’idée des cabinets de curiosité de la Renaissance.
Les objets choisis par la Galerie Arteas, d’une extrême finesse, parlent avant tout de la proximité avec l’au-delà. Amulettes, idoles, cônes funéraires, vases, outils, fibules, bijoux ou petits ornements, autant d’objets du quotidien qui attestent d’une vision de l’homme, et de la manière dont il se pense au monde.
Couvrant plusieurs civilisations et quelques millénaires, cette exposition nous embarque dans un voyage temporel et spatial, où le divin côtoie l’ordinaire. Égypte, Grèce et Rome antiques, Proche-Orient, notre œil reconnaît le minimalisme des formes ou la stylisation de ces œuvres venues de différentes régions occidentales et orientales dont les artistes modernes se sont emparés d’un point de vue esthétique mais aussi sémantique. En effet, de ces objets se dégagent aussi les interrogations qui ne cessent d’habiter les hommes d’antan comme d’aujourd’hui face à la vie, à la mort, au temps présent et à venir.
Pour les artistes contemporains, s’intéresser à l’antique, n’est pas l’expression d’une nostalgie, mais bien une inspiration qui puise dans un répertoire de créations d’un temps où les muses et les dieux cohabitaient avec les hommes.
Un fragment de marbre romain, un vase grec ou un objet funéraire du premier empire égyptien exprime de la même façon un désir d’absolu que l’on retrouve dans les créations d’Anne et Patrick Poirier, Claire Trotignon, Lionel Sabatté ou Gilles Pourtier.
